– Dans le numéro 323 de Spectra Analyse –

puce Innovations


ANALYSEUR

SXFive-TACTIS, une microsonde de Castaing à interface tactile

Lancé à l’occasion des 60 ans de la découverte de la technique de microsonde par le professeur Castaing, l’EPMA (Electron Probe MicroAnalyzer) nouvelle génération de CAMECA® SXFive-TACTIS permet l’analyse quantitative de divers types de matériaux, tels que les alliages ternaires complexes (Mo-Ni-Re), et une imagerie par rayons-X à haute résolution. L’EPMA consiste à bombarder un échantillon avec des électrons et à analyser le spectre des rayons X émis par des spectromètres à dispersion de longueur d’onde (WDS, Wavelength Dispersive Spectrometer). Les électrons sont produits par un canon qui offre la possibilité d’utiliser soit un filament W à haut voltage (> 30 kV) soit une cathode LaB6 pour les mesures à plus haute résolution latérale (vide de 10-6 Pa dans la chambre d’émission), avec la possibilité de passer facilement de l’un à l’autre.
Une résolution analytique de 0,5 μm peut ainsi être obtenue à 10 kV, 100 nA avec une cathode LaB6, rendant possible la mesure d’éléments en trace à des concentrations inférieures à 0,01 % et ce sur de très petites surfaces et avec une bonne précision statistique. Pour les besoins d’analyse à plus haute résolution spatiale encore, SXFive-TACTIS peut être équipée d’une source FE (Field Emission) permettant de réduire le diamètre du faisceau tout en gardant une forte densité d’électrons. Un faisceau de 150 nm de diamètre est ainsi accessible à 10 kV, 100 nA, idéal pour l’analyse d’éléments trace. Jusqu’à cinq spectromètres WDS dotés d’un cercle de Rowland de 160 mm de rayon de courbure, et un spectromètre EDS (Energy dispersive spectrometer) peuvent être montés sur l’instrument selon les besoins applicatifs recherchés. Seules 15’’ suffisent à scanner l’ensemble de la gamme couverte par les spectromètres, assure le fabricant. L’acquisition en temps réel de plusieurs signaux de rayons X est ainsi possible, avec visualisation par affichages séparés ou superposés. Doté d’une interface tactile, SXFive-TACTIS peut être opéré en mode « débutant » pour une prise en main ou en mode « expert » (avec accès aux fonctions d’acquisition, d’imagerie et de qualification).

 



ANALYSEUR

Système Fluidity One, un analyseur de protéines

Comprendre les protéines et leurs fonctions suppose la compréhension des mécanismes par lesquels elles se plient, s’aggrègent, s’oligomèrent et interagissent avec d’autres protéines. Le système Fluidity One de Fluidic Analytics donne la capacité d’observer ces phénomènes dans un contexte biologique pertinent, en mesurant la taille et la concentration des protéines dans leur état natif, sans besoin de marqueurs, de surfaces, de matrices ou d’ionisation.
Basé sur une technologie brevetée de séparation fluidique et de détection par fluorescence (λexcitation = 365 nm ; λémission = 440 nm), ce système analyse les protéines en solution dans leur état naturel. 5 μL d’échantillon sont mis sur une puce jetable, afin d’éviter tout risque de contamination. Après introduction de la puce en face avant de l’appareil, la caractérisation des protéines est obtenue rapidement, selon une gamme de détection de taille comprise entre 0,3 et 20 nm (ou de 0,1 kDa à 9 MDa) et de concentration comprise entre 10 et 500 μg/L, avec un résultat présentant un risque d’erreur < 10 %. Selon Fluidic Analytics, 8’ suffisent à analyser des peptides et des petites protéines et 14’ des grosses. Compact (D x W x H : 40 x 40 x 43 cm), l’appareil tient sur une paillasse. Son interface utilisateur repose sur un système Android. Pour lancer sur le marché son premier produit, la spin-off de l’Université de Cambridge a profité du MipTec, le salon dédié aux sciences de la vie qui se tenait à Bâle en Suisse les 11-14 septembre.



ANALYSEUR

MALDI-8020, un MS MALDI-TOF de paillasse

Dernier né des spectromètres de masse MALDI-TOF de Shimadzu, le MALDI-8020 est un MALDI-TOF en mode linéaire (à ions positifs) équipé d’une source laser à semi-conducteurs d’une puissance de 200 Hz et de 355 nm de longueur d’onde. L’introduction des échantillons est facilitée par une chambre à verrouillage de charge et le fonctionnement de cet instrument est silencieux (<55 dB). Le nettoyage de la source, condition au maintien de la performance de l’appareil, repose sur la source automatique TueClean™ à base de laser UV, dont l’enclenchement engendre une opération de nettoyage en moins de dix minutes. Ce MALDI-TOF est compatible avec les cibles de 48 puits FlexiMass™ jetables qui permet un nettoyage moindre et une diminution du risque de contamination.

 


INSTRUMENT DE LABORATOIRE

CellStreamTM, un système de cytométrie en flux à caméra de détection

Le système benchtop (H x L x P : 440 x 625 x 495 mm) de cytométrie en flux CellStream™ de Merck repose sur un système de détection optique basé sur la technologie propriétaire Amnis® : l’œil de la caméra capte des images cellulaires à basse résolution, lesquelles sont converties en données de plus haute intensité renforcées par celles relatives à la sensibilité cellulaire à la fluorescence (performance MESF < 10 FITC et < 5 PE). CellStream™ peut être équipé de un à sept laser de longueurs d’ondes différentes (375, 405, 488, 532, 561, 642 et 730 nm), offrant souplesse d’utilisation et une capacité jusqu’à 22 canaux de détection (20 par fluorescence, un canal FSC et un canal SSC). Il est équipé de plaques d’échantillonnage de 96 puits.

 


MATÉRIEL DE LABORATOIRE

AutoBlock® Fill, un automate d’ajout de réactif à écran tactile

Dernier né de la gamme des AutoBlock d’Environmental Express (Groupe Cole-Palmer) permettant d’automatiser l’ajout de réactifs pour la minéralisation des échantillons, AutoBlock® Fill s’installe sur pratiquement tous les blocs chauffants en graphite présents sur le marché. D’une capacité d’échantillonnage de 12 à 96 puits de 15 à 100 mL, il est équipé d’une pompe péristaltique Masterflex® de ± 2 % de capacité volumique. Sa programmation, depuis son écran tactile intégré ou depuis un ordinateur, permet d’anticiper la délivrance d’au plus cinq réactifs.

 


ÉQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Sécurité au travail : le catalogue 2018/19 de MEWA étoffe son offre

MEWA, prestataire de services textiles fondé à Ostritz-Altstadt en Allemagne en 1908, s’occupe du développement, de la mise à disposition et de l’entretien de systèmes textiles réutilisables (CA 2017 : 672 M€). Le service comprend la mise à disposition, la livraison, le ramassage et le lavage des textiles ainsi que le contrôle et le remplacement en cas d’usure. « Nous conseillons nos clients en leur indiquant les textiles qui leur conviennent le mieux, préparons l’équipement de base et veillons à ce que les lavettes, tapis de sol et vêtements restent propres et bien entretenus. Et ce en utilisant un minimum d’eau fraîche et d’énergie primaire », explique Ulrich Schmidt, membre du comité de direction du groupe. Grâce à son savoir-faire technique basé sur un système spécial de recyclage de l’eau de rinçage et de lavage, MEWA estime avoir un impact environnemental réduit jusqu’à 85 % par rapport aux procédés de lavage traditionnels. Fort d’un effectif de plus de 5 200 collaborateurs et d’un portefeuille de 184 000 clients contractuels en Europe, la France constitue après l’Allemagne le territoire où MEWA est le plus implanté (9 sites). Son nouveau catalogue de marques pour la sécurité au travail offre une large gramme de produits, depuis la protection cutanée et l’hygiène, jusqu’aux combinaisons de protection chimique, lunettes de protection, gants de protection contre les produits chimiques, chaussures de sécurité, etc.

 


ÉQUIPEMENT DE LABORATOIRE

Série 3030.X, des armoires de stockage de produits inflammables

La nouvelle série 3030.X d’armoires de sécurité de TRIONYX est conforme à la norme EN 14470-1 d’application obligatoire depuis 2004 pour le stockage des produits inflammables en laboratoire. Ces armoires résistent au feu durant 30 minutes, selon la courbe normalisée ISO 834. Leurs portes, vitrées ou pleines, sont équipées d’une fermeture 3 points automatique, avec prépondérance des battants et maintien des portes en position ouverte grâce à des thermofusibles se déclenchant lorsque la température atteint 43°C. L’armoire comporte un caisson de « ventilation/filtration » d’un débit de 86 m3/h, équipée d’un filtre à charbon actif à haute efficacité pour capter les vapeurs toxiques et d’un filtre anti-particules (92 % d’efficacité pour les particules d’un diamètre < 3 μm). Il est possible d’y adapter un kit pour utilisation sans filtre à charbon actif (CAR50) à des fins de raccordement vers l’extérieur. Cette gamme émane de l’armoire à porte vitrée ayant reçu le Trophée Innovation de FORUM LABO 2017 dans la catégorie sécurité au laboratoire.

 

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SOCIÉTÉS
Accord de partenariat entre le CIFL et RÉSEAU MESURE

Mi-septembre, le nouveau président du CIFL Daniel Weizmann et Marc-Robert Henrard, le président de RÉSEAU MESURE, ont signé une convention de partenariat entre les deux associations qu’ils représentent. Sans conséquence sur l’organisation de leurs propres salons, respectivement FORUM LABO et Mesures Solutions Expo, ce partenariat s’adresse à leurs adhérents. Il leur permettra de bénéficier de nombreux avantages comme des tarifs mutualisés pour leurs achatsde bureau ou le transport de leurs marchandises ; des formations inter-entreprises pour leurs collaborateurs ; l’accompagnement de leurs salariés vers l’éco-conduite ; des conseils d’experts juridiques en fonction de l’actualité, etc.
« Chaque organisme conserve sa totale indépendance sur les questions économiques et stratégiques de son marché mais en unissant leurs ressources, les deux associations dont les actions sont complémentaires, ont la volonté d’offrir encore plus de services à leurs membres respectifs », est il précisé dans le communiqué. Daniel Weizmann, PDG du distributeur et fabricant de produits chimiques VWR France, a été élu président du CIFL lors du Conseil d’administration en juin dernier. Il en était administrateur depuis cinq ans et vice-président depuis trois. Il est également président de l’Union des Industries Chimiques (UIC) d’Île-de-France et vice-président du MEDEF IDF.

 

SOCIÉTÉS

Des biotechnologies pour une bioéconomie durable : appel à projets de recherche

Alors que le GIEC vient de produire un nouveau rapport alarmant sur le changement climatique, ce 16 octobre l’Agence nationale de la recherche (ANR) lance dans le cadre de l’ERA-NET CoBioTech un second appel à projets de recherche internationaux dans le domaine des biotechnologies et de la bioéconomie. Cet appel vise à faire progresser les connaissances concernant les technologies clés génériques (ou KET, Key Enabling Technologies) dans ce domaine. Son objectif est en effet de contribuer à la transformation de l’économie mondiale en passant de la dépendance aux matières premières fossiles à une bioéconomie durable basée sur les biotechnologies. Les propositions soumises doivent être multidisciplinaires et inclure au moins l’une des approches scientifiques suivantes : biologie synthétique ; biologie systémique ; utilisation d’outils bio-informatiques pour l’identification et l’utilisation des voies métaboliques ; toute approche biotechnologique – éventuellement en combinaison avec des approches chimiques ; communautés microbiennes (naturelles ou synthétiques), co-cultures, séquences de microorganismes, cultures pures, systèmes acellulaires et enzymes pour des nouveaux produits et des produits à valeur ajoutée aussi bien que pour des procédés industriels durables.

Date limite de soumission : le 14 décembre 2018 à 13h00.
Pour en savoir plus : www.cobiotech.eu

 

SOCIÉTÉS

Formation : Caractériser la taille des nanoparticules

Caractériser la taille et la distribution de tailles de particules s’avère un exercice complexe. De multiples techniques d’analyse sont en effet disponibles, chacune d’entre elles ayant des limitations propres. Il est donc important de connaître les domaines d’emploi de ces techniques pour éviter de nombreux pièges, alors même que les laboratoires d’analyses peuvent parfois ne pas avoir les bons réflexes !
L’objectif de la formation proposée par le LNE mercredi 17 octobre 2018 est d’apporter les éléments nécessaires au choix de la bonne méthode d’analyse afin de maîtriser ses matières premières. Un des points clés de cette formation : savoir décrypter les données communiquées par les fournisseurs de matières premières afin d’évaluer la pertinence des techniques d’analyse mises en œuvre et la qualité des données obtenues. Et ce, afin d’éviter les mauvaises surprises, que ce soit en termes de respect de la réglementation (étiquetage « nano » notamment) ou de protection de ses collaborateurs.

Date et lieu : 17 octobre 2018, au siège du LNE, 1 rue Gaston Boissier Paris XV
Pour plus d’information : info@lne.fr

 

SOCIÉTÉS

Petit-déjeuner pour se familiariser à l’utilisation du LIMS TEEXMA®

Comment gérer les demandes d’essais/ordres de travail avec l’ensemble des tableaux de bords, comment planifier l’activité et partager les disponibilités des moyens d’essais, comment encore construire la fiche de vie des équipements de laboratoire pour être en conformité réglementaire et assurer la validité des résultats, comment suivre l’activité de son laboratoire par la génération d’indicateurs opérationnels, etc. Ce sont autant de questions auquel ce petit-déjeuner consacré au LIMS TEEXMA® de la société BASSETTI entend
répondre.
Prévu ce jeudi 8 novembre de 8h30 à 12h, ce petit-déjeuner sera aussi l’occasion de découvrir comment le CREPIM, laboratoire européen de développement et de validation des matériaux pour les secteurs concernés par la sécurité incendie, gère ses essais de test feu et de matériaux ignifugés avec ce LIMS.

Date et lieu : 8 novembre 2018 au CREPIM, Rue C. Colomb 62 700 Bruay-La-Buissière (Pas-de-Calais)
Contact : alexandre.marc@bassetti.fr

 

SOCIÉTÉS

Chimie verte : une journée technique consacrée à la biocatalyse

Spécialiste de la valorisation du végétal, la société EXTRACTIS organise avec la chaire ABI d’AgroParisTech une journée technique qui a pour thématique : « Biocatalyse et procédés pour une chimie durable : du ballon au bioréacteur ». Considérant qu’aujourd’hui la biocatalyse prend une part de plus en plus importante dans l’arsenal des technologies visant à renforcer la durabilité et la sûreté des procédés de modification de la biomasse végétale, cette journée vise à faire le point sur les possibilités d’application dans le secteur des catalyseurs biologiques.
Ce jeudi 15 novembre, cette JT démarrera sur une description de la biocatalyse en tant qu’outil indispensable en chimie verte. S’en suivront des présentations portant l’une sur l’utilisation d’enzymes en milieu non-conventionnel pour la valorisation de différentes biomasses, l’autre sur la biocatalyse utilisée pour fractionner les hémicelluloses afin de produire des molécules tensio-actives et bioactives, et une autre encore sur la production d’hémicelluloses en fermentation en milieu solide. Pour finir, les participants seront invités à visiter les locaux d’EXTRACTIS et à travailler en ateliers.

Date et lieu : 15 novembre 2018 dans les locaux d’Extractis, 33 av. P. Claudel 80 480 Dury (Somme)
Contact : contact@extractis.com

 

PROFESSION

LabRAM Odyssey®, l’instrument anniversaire de 50 ans d’innovation Raman

Avec un capot aux reflets platine contrastant avec le marquage noir et bleu, l’édition spéciale et limitée du LabRAM Odyssey® a été conçue par HORIBA Scientific pour « célébrer les fonctionnalités préférées des spectroscopistes Raman de ces cinq dernières décennies ». Il s’agit d’un véritable spectromètre de microscopie Raman confocal qui restitue images et analyses avec une rapidité, une fiabilité et un niveau de détail inégalés. Idéal pour les mesures micro et macro, il offre la possibilité de faire de l’imagerie confocale avancée en 2D et en 3D. En garantissant la combinaison entre performances élevées et simplicité d’utilisation, il figure comme l’instrument dernier cri pour la spectroscopie Raman, largement utilisé pour l’analyse Raman standard, la photoluminescence et d’autres méthodes hybrides (couplage possible vers un Microscope à Force Atomique, AFM, ou un Microscope Electronique à Balayage, MEB).
Sont à noter le parti pris d’une grande qualité de conception, les réseaux holographiques à grand nombre de traits (réseaux de diffraction de 300, 600, 1800 et 3000 traits/mm ; résolution spectrale avec 800 mm de distance focale, soit la plus élevée du marché), les options d’imagerie rapides brevetées SWIFT™ XS-EMCCD (cartographie la plus rapide du marché à < 1ms/point et une haute résolution de la platine sur l’axe XYZ) et DuoScan™ (seule fonctionnalité d’imagerie confocale avec une taille de spot allant de < 1×1 μm2 à 250 x 250 μm2), le filtre ULF ultra basse fréquence, la disponibilité de l’analyse multivariée sur modèle standard, les options logicielles brevetées EasyNav™ et Particle Finder™ « pour une expérience utilisateur unique ».
Sur son stand de la conférence ICORS 2018, HORIBA Scientific a présenté deux autres instruments : l’XploRA Nano™ et le MacroRAM™. Le premier est une plateforme de spectroscopie Raman intégrée, avec sonde à balayage, dédiée à la caractérisation avancée à l’échelle nanoscopique de nanomatériaux et biomatériaux de nouvelle génération. Le second est un spectromètre Raman de paillasse pour la macroscopie, qui effectue les mesures Raman avec simplicité – sans compromettre sa sensibilité et sa capacité à traiter des échantillons complexes – et dispose d’une protection laser de classe 1, ce qui le sécurise pour la plupart des environnements de travail.

 

SCIENCES

Spectroscopie proche infrarouge, une technique d’identification du virus Zika

Comment détecter les foyers de moustiques porteurs du virus Zika ? Lors de l’épidémie qui a sévi sur le continent américain en 2015-2016, les moyens ont cruellement manqué, occasionnant de nombreux cas de troubles neurologiques tels que le syndrôme de Guillain-Barré chez des adultes et des microcéphalies chez des nouveaux-nés infectés. Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Queensland en Australie, de l’université Rio de Janeiro au Brésil et de l’université de Miami aux États-Unis, notamment, démontrent qu’il est possible d’utiliser la spectroscopie proche infrarouge pour identifier la présence du Zika chez les Aedes aegypti [1].
Ces chercheurs ont montré pour la première fois que cette méthode rapide, sans besoin de réactif et à faible coût, peut être utilisée pour détecter de manière non invasive l’arbovirus Zika dans la tête et le thorax des moustiques avec une exactitude de prévision de 94,2 % à 99,3 % comparée à la technique de PCR (réaction en chaîne par polymérase) quantitative à partir d’un échantillon d’ARN (RT-qPCR, quantitative reverse transcription polymerase chain reaction).
Selon eux, la spectroscopie proche infrarouge serait 18 fois plus rapide et 110 fois moins chère que la RT-qPCR. De quoi l’envisager dans les dispositifs de contrôle sur le terrain et la maîtrise des épidémies d’arbovirus ?

 

puce
Également dans Spectra Analyse N°323

 

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